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Bien-être au travail

Comment améliorer (naturellement) son bien-être au travail?

Faute d’accéder à un bien-être professionnel satisfaisant, nous avons tous rêvé un jour, peut-être un matin, de ne plus avoir à nous lever pour nous rendre sur notre lieu de travail.

Pourtant dans les faits, la majorité des personnes qui ont arrêté de travailler désirent réintégrer ce système qui les sociabilise et leur offre un objectif de vie, à minima une utilité dans la société.

Personnellement, je travaille depuis plus de 13 ans, et je dois dire que j’ai longtemps fait partie de la première catégorie : celle des travailleurs qui voudraient ne plus avoir à bosser!

Après plusieurs années en tant qu’employé, j’ai obtenu un diplôme qualifiant de technicien en coordination et gestion des risques professionnels.

Cette accomplissement personnel et professionnel m’a permis de retrouver l’énergie et la motivation qui m’avaient échappées déjà plusieurs années auparavant…

C’était le commencement d’une nouvelle vie.

Plein d’ambition et de bonne intentions, j’ai rapidement trouvé un emploi qui après seulement quelques mois… ne me motivait plus du tout !

Cette nouvelle expérience n’était clairement pas concluante : mes attentes ne correspondaient pas à la réalité du terrain, je me sentais complètement inutile, et par-dessus tout, je ne voyais pas d’avenir épanouissant en continuant dans cette nouvelle voie.

Chaque matin, je me levais du pied gauche et marchais à reculons avant de retourner sur mon lieu de travail.

Quelque part, je me sentais prisonnier de ma propre vie.

Apparemment, mon cas n’était pas isolé, puisque 24% des français se déclarent stressés au travail, et plus de 40% des salariés avouent ressentir un certain mal-être dans leur activité professionnelle.

Les risques psychosociaux(RPS) ont visiblement de beaux jours devant eux…

L’homme et le travail (je t’aime, moi non plus)

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L’homme et le travail: une histoire d’amour bien compliquée…

Apparu au XIIe siècle, le verbe « travailler » est issu du latin populaire « tripaliare », signifiant « tourmenter, torturer ».

Au fil des siècles heureusement, la notion de travail a fortement évolué et on peut aujourd’hui considérer que même si le travail est difficile, il est nécessaire au développement et à l’épanouissement des êtres humains.

Avant tout, le travail est une nécessité.

Travailler, c’est agir pour assurer la survie et le confort de soi-même et sa famille.

La nature offre de nombreuses ressources, mais les hommes doivent forcément travailler pour obtenir et transformer ce qu’ils veulent et ce dont ils ont besoin.

Pour obtenir le confort, nous avons besoin de fournir davantage d’efforts que pour survivre, mais la satisfaction qui en découle est aussi bien plus grande.

Oui, le travail est valorisant pour les hommes.

Il offre un rôle et une utilité à chacun, dans notre société où l’on a parfois du mal à trouver sa place.

En étant auto-suffisant et acteur de sa vie, on obtient naturellement le respect et la considération de ses semblables.

Quand le travail est bien fait, on gagne en estime de soi.

« Qu’est-ce-que je vaux ? Est-ce que je vais être à la hauteur ? »

Sont des questions que nous nous posons tous lorsque nous changeons d’entreprise, ou que nous sommes exposés à un nouveau challenge professionnel.

Très souvent les problèmes commencent lorsqu’on en arrive à cette question ;

« Est-ce qu’on me donne les moyens d’accomplir ma nouvelle tâche/mon nouveau job?»

Peu importe les réponses apportées aux deux premières questions, aussi motivé et efficace qu’on puisse l’être, si nous n’avons pas les bonnes cartes en main, ça ne fonctionnera pas (ou mal), et notre estime personnelle diminuera sans que nous ne puissiez rien y faire.

L’estime de soi est capitale car elle représente le regard que l’on porte sur soi. Très souvent, ce regard est plutôt négatif et conduit à une faible estime, ce qui a pour conséquence de nous freiner dans nos actions, voir nous laisser dans l’immobilisme.

De l’estime de soi à la confiance en soi, il n’y a qu’un pas que le cerveau aura vite fait de franchir.

Oui, le travail peut être riche, motivant, voir exaltant, mais lorsque certaines conditions ne sont pas remplies, il peut aussi se montrer destructeur.

Le bonheur au travail : un accès privilégié?

Bien-être au travail femmes rigolent
Qualité de vie au travail: tous les emplois ne se valent pas.

Les guerres, les pandémies, la pauvreté… les situations difficiles sont présentes depuis des millénaires et font partie intégrante de la vie.

Même si rien n’est jamais parfait, il faut avouer que nos sociétés modernes ont trouvé un certain nombre de solutions afin de nous rendre la vie plus douce, plus facile.

Les difficultés auxquelles ont dû faire face nos ancêtres ont souvent été écartées de notre quotidien, et il faut bien admettre que notre qualité de vie a fortement progressé.

Aujourd’hui, le véritable problème est celui de l’individualisation.

En se détachant de la société, les êtres humains sont de plus en plus souvent confrontés à la sensation d’être seuls pour lutter et faire face aux difficultés.

« Toujours plus vite, toujours mieux, avec toujours moins de soutien. »

Le Guide du bien-être au travail, Edition Eyrolles

Si on prend un peu de recul, notre société met l’accent… sur la société justement.

Les individus qui la composent ne font que partie intégrante d’un système globale de développement.

En entreprise, c’est la même chose, l’individu est facilement oublié : on décide souvent pour lui et on ne prend pas en compte ses aspirations.

Dans une jungle où chacun travaille pour soi, l’intention de fragiliser l’autre pour se mettre en avant prédomine.

Généralement, les salariés modernes éprouvent un sentiment d’abandon : cela les conduit à avoir l’impression de ne pas bien faire leur travail, et contribue au désarroi puis à l’incompréhension ou à la peur… et le stress chronique s’installe.

Comment améliorer son bien-être au travail ?

Pour se libérer du stress et améliorer son niveau de bonheur au travail, nous avons besoin d’agir… mais comment ?

Dans les paragraphes suivants, nous allons développer les trois principaux leviers actionnables du bien-être au travail.

Communiquer pour se remotiver

Communiquer bulle
Savoir communiquer: un atout majeur en entreprise

Le mot « motivation » en ancien français signifie « qui met en mouvement ».

Les salariés modernes ont souvent perdu leur courage, leur volonté, leur motivation. Bien souvent, ils sont angoissés et stressés, sans enthousiasme lorsqu’ils vont travailler le matin.

Leur objectif quotidien ? Rentrer le plus vite possible chez eux le soir !

Des ordres de travail mal adaptés à nos aspirations, des informations difficiles à traiter, un rythme de travail croissant, un manque de compréhension, un avenir hasardeux voir alarmant : voilà les principaux facteurs des crises de la motivation en entreprise.

Souvent, on oublie que la motivation est un processus dynamique qui nécessite l’implication d’un but, lui-même composé de différents objectifs.

Pour recouvrir notre motivation des débuts (souvenons-nous de nos premiers jours en tant que salarié…), nous devons trouver des moyens de vous faire à nouveau plaisir en travaillant.

Bien entendu et avant toute chose, il faut garder en tête que le passage à l’action nécessite des efforts.

Pour autant, il ne peut y avoir d’efforts sans objectif précis, ni visualisation de ce que l’objectif une fois atteint pourra nous apporter.

Dans le micro système d’une entreprise, il est donc primordial de réussir à communiquer au mieux avec ses collègues, et particulièrement ses supérieurs hiérarchiques, afin qu’ils nous aident à définir nos objectifs.

Si les objectifs sont clairs et que nous avons les ressources nécessaires pour les atteindre, cela déclenchera l’énergie nécessaire à la motivation!

Bien souvent, nos managers ne sont pas suffisamment formés et manquent de proactivité.

Ils ne maîtrisent pas bien l’art de la motivation, c’est pourquoi il ne faut pas hésiter à leur expliquer ce que l’on attend d’eux.

Comment faire ?

Il sera judicieux d’expliquer comment vous vivez la situation actuelle : doutes, peurs, besoins, envies… peuvent être compris et assimilés par la grande majorité des êtres humains, dirigeants compris.

Plaçez vos supérieurs hiérarchiques au centre de la situation que vous leur décrivez, en les incitant à prendre conscience que leur aval et leur soutien sont absolument nécessaires à votre bien-être, et par conséquence logique, sur votre qualité de travail et votre productivité.

Garder le pouvoir sur ses émotions

Gestion des émotions au travail
Gérer ses émotions en prenant du recul sur les événements?

Lorsqu’une émotion provoque une douleur, nous avons naturellement tendance à la réprimer et à l’éviter pour ne pas y être confronté.

Ecouter de la musique, « pester » avec ou contre ses collègues, faire une séance de sport, boire un verre… sont des stratégies d’évitement communes que nous utilisons tous par facilité.

Pour régler les problèmes en profondeur et pouvoir réellement passer à autre chose et avancer, nous devons faire face en affrontant les émotions quand elles sont là.

Comment faire ?

Pour adoucir les émotions désagréables que l’on considère comme négatives, il est nécessaire de prendre du recul, en se plaçant comme spectateur, et non comme victime.

Dans les faits, chaque situation a des points négatifs mais également des points positifs !

Portez votre attention sur le côté positif des événements, sans toutefois occulter les difficultés auxquelles vous faîtes face.

Pour se faire, concentrez-vous sur l’enseignement que cette expérience vous apporte, afin de la transformer en une expérience émotionnelle positive.

Lorsque vous aurez repris un certain contrôle sur vos émotions, exprimez-les simplement aux personnes impliquées dans la situation difficile que vous venez de vivre.

Bien entendu, vous devrez adapter votre discours à votre interlocuteur, mais ne vous échappez pas : communiquer est la clé de la plupart des situations difficiles ou conflictuelles que vous rencontrerez dans votre vie, y compris dans votre travail.

Apprendre à lâcher prise

Respirer pour se relaxer
Respiration, relaxation, méditation: quelle pratique vous correspond vraiment?

Nous avons naturellement tendance à nous focaliser sur ce qui nous fait du mal et à ruminer des situations, des événements sur lesquels nous n’avons aucune emprise.

Lâcher prise, c’est accepter ses propres limites, se concentrer et agir là où nous avons du pouvoir.

En apprenant à lâcher-prise, nous diminuons notre stress, notre charge mentale, en nous concentrant sur des aspects de notre vie où nous avons un impact réel.

Comment faire ?

Lâcher-prise et améliorer votre bien-être au travail ne se fera pas du jour au lendemain, mais certaines techniques vous aideront à y parvenir.

Je vous conseille d’en tester plusieurs pour trouver celle (ou celles) qui vous correspond le mieux.

Puisque ce n’est pas le sujet de cet article, je vais vous présenter trois des techniques les plus couramment utilisées pour se relaxer et lâcher-prise :

– La respiration : se concentrer sur une respiration ample et profonde vous apportera forcément un sentiment de bien-être. Je vous vois venir… oui, vous savez respirer, sinon vous n’auriez pas tenu toute ces années! En réalité, la plupart d’entre nous ne savent pas respirer correctement pour se détendre. La respiration la plus efficace et accessible avec peu d’entraînement est la respiration ventrale/abdominale, qui offre des bénéfices apaisants quasi instantanés, et qui permet de lâcher-prise dans de nombreuses situations.

– La relaxation : cette technique a pour objectif un relâchement musculaire complet. Il existe de nombreuses techniques de relaxation efficaces mais je vous conseille de commencer par la méthode autogène de Schultz, qui est plutôt bien adaptée au monde du travail.

– La méditation : c’est une pratique psychique qui consiste à se concentrer sur l’instant présent afin de se détacher du tumulte de son mental. En pratiquant régulièrement, vous parviendrez à vous détacher plus facilement de vos pensées négatives et stressantes, naturellement et sans efforts. C’est certainement la technique de lâcher-prise la plus efficace, mais aussi la plus longue à mettre en place.

A retenir

Améliorer son bien-être au travail pourrait être considéré comme une finalité en soi, mais il s’agit davantage d’un processus d’amélioration continue.

Comme nous avons pu le voir dans cet article, les tenants et aboutissants de notre bien-être dépendent de facteurs internes (nous-même), mais aussi de facteurs externes (environnement de travail, collègues, hiérarchie, culture d’entreprise…)

Puisque nous n’avons peu ou pas de contrôle sur les éléments externes, c’est à nous de prendre les devants, en apprenant à lâcher prise et à gérer nos interactions sociales au mieux notamment grâce à une bonne communication.

Pour y parvenir, il est nécessaire d’apprendre à gérer nos émotions avec efficacité et pragmatisme, en acceptant chaque situation compliquée comme une expérience bénéfique dans le parcours de notre vie.

Bien que ce ne soit pas facile, vous en savez maintenant suffisamment pour entamer un tournant radical dans votre vie personnelle et professionnelle.

Si vous comptez réellement prendre les choses en mains, il est clair que ce ne sera pas facile et qu’il vous faudra faire preuve de persévérance, mais sachez que les résultats de vos actions peuvent dépasser toutes vos espérances, en vous amenant vers la vie dont vous avez toujours rêvé.

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